Le capitalisme est il soluble dans les crises qu’il enclenche ou va t’on continuer eternellement de ne pas voir les signes plus qu’annonciateurs d’une catastrophe mondiale?
Alarmiste moi? Pas vraiment, je me fais juste l’écho de l’actualité. La crise en Argentine à la fin des années 90 rejetait les pays émergents dans les situations d’émeutes et de crise politique qui les ont si souvent caractérisés. Mais les pays occidentaux ont toujours considérés ces évènements comme des anecdotes tragiques mais inévitables, seule la situation économique mondiale doit être stable, le reste n’étant que variations et remous des marchés et des spéculations en tout genres. C’est ensuite les pays asiatiques qui ont été touchés par des crises financières importantes. Les sourires se sont crispés en voyant le Japon et son économie “légendaire” tanguer de façon bien peu rassurante entraînant dans ses soubresauts financiers la crise dans les pays voisins. L’Europe quand à elle continuait à croire à des évènements lointains et très ciblés, la faute retombant bien souvent sur quelques tradeurs et politiciens qui devenaient ainsi les faciles boucs émissaires de ces gouffres financiers.
L’on ne parle même plus des émeutes de la faim liés aux politiques économiques des organisations comme le FMI ou le G8 qui ont “réussis” à détruire un peu plus l’équilibre précaire de certaines nations (pauvres de préférences!) en les repoussant dans des poussées inflationnistes quasi impossible à réfréner.
Mais voilà en 2007 c’est les USA qui sont touchés. La crise des “subprimes” jette un froid sur le bel optimisme des cols blancs, l’économie américaine est comme celle de ces confrères basé sur le capitalisme. Une vision basé sur la loi du profit, le pouvoir des actionnaires bref la loi du marché. Le marché est une valeur floue, seuls les chiffres sont des notions quantifiables, pas les ruinés, les pauvres, les affamés et tous ceux qui ont subis de plein fouet tous ces évènements.
J’enfonce des portes ouvertes, et alors? Le capitalisme est il vraiment là pour l’éternité? Les grandes espérances et autres projets utopiques doivent ils être l’apanage des adolescents prépubères porteurs de tshirt du Che et des retraités staliniens en manque de descente en flambeaux sous la bannière rouge?
Je ne le crois pas, je ne sais pas si ce monde peut vraiment changer mais ce que je constate c’est que les partisans du libéralisme outrancier sont les maillons les plus coupables de l’état actuel de la planète. Qui paiera pour toutes ces crises? Les populations des pays pauvres comme d’habitude mais croire que la crise épargnera l’Europe est bien plus utopique à mon avis que de vouloir un changement de système. Aujourd’hui le pouvoir d’achat est à l’honneur, mais depuis combien de temps l’intérimaire, le smicard, le chômeur, le stagiaire…doivent ils se serrer la ceinture? Et surtout combien de temps cela va t’il durer? Car dans la logique des choses il est à noter que le capitalisme mondial profite de ses crises, parier sur la misère à toujours été une bonne opération en bourse. Les tenants de tout ça n’ont donc pas de raison de changer leur fusil d’épaule.
Alors à qui de la faire? Peut être à ceux qui s’en sentent encore les moyens. 


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